III les limites de l'exportation culturelle

A) Affirmation de la culture française

  1. Spécificités culturelles

La tradition désigne la transmission d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (Qui remonte à une époque si ancienne qu'elle est sortie de la mémoire =>Le petit Robert) La tradition est universelle et se présente sous différentes formes selon les pays, mais une tradition n'est pas toujours à l'échelle nationale elle peut être familiale. La tradition est différente de la coutume. La coutume est une histoire de localités de régions, les traditions illustrent l'histoire des peuples. Les traditions françaises sont très riches: il y a, dans chaque région des objets ou produits du terroirs. C'est un des exemples typique des spécificités culturelles françaises. Ils ne sont fabriqués nulle part ailleurs et qui   sont connus, pour certains, mondialement. Ils font vivre l'économie locale en produisant et achetant les matières premières à proximité. Mais cette situation est à double tranchant. Ce genre de produit est souvent plus cher que le marché du fait de la faible quantité produite par rapport au marché. De plus,  ce sont les grandes entreprises agroalimentaires qui récupèrent ce marché. On perd un peu du produit du terroir habituel. Les produits du terroir, pour être mis en valeur, sont présentés comme des mets de luxe ou d'exception de part leurs qualités gustatives.

On dit de la France à l'étranger, qu'elle est une « exception » au niveau de la culture. C'est « l'exception culturelle française ». Cette expression désigne les spécificités actuelles et passées de la France par rapport aux autres pays. Ce terme est quelquefois employé péjorativement  car certains  pensent que la  France veut par certains moyens, notamment la création d'un Ministère de la Culture en 1959, se démarquée des autres, être en quelque sorte au dessus des autres.

Beaucoup de festivals célèbres de part le monde sont français comme par exemple : le festival de Cannes où l'on prime des films, dans la même  catégorie il y a Deauville ou encore Clermont et Annecy.

  1. Normes et réglementations

Le Ministère de la Culture a mis en place plusieurs dispositifs réglementaires et législatifs ont été créés pour soutenir le secteur culturel et la création artistique française. Ces réglementations touchent tous les secteurs créatifs.

Lorsque l'on paie un billet de cinéma, un pourcentage est déduit et est consacré pour l'aide à l'écriture et à la diffusion des œuvres françaises.

Idem sur les billets de théâtre privé, il y a un fond de soutien alimenté par les gros succès pour financer les projets plus « confidentiels ».

La télévision finance en grande partie la création française en échange de droits de diffusions. Une sorte de compromis entre les grandes chaines et les producteurs français.

La loi du 30 septembre 1986 modifiée, annonce que les stations de radio françaises sont tenues de diffuser une certaine proportion de chansons francophones dans les programmes.

L'article 28-2 bis de la loi est ainsi rédigé:

« La proportion substantielle d'œuvres musicales d'expression française ou interprétées dans une langue régionale en usage en France doit atteindre un minimum de 40 % de chansons d'expression française, dont la moitié au moins provenant de nouveaux talents ou de nouvelles productions, diffusées aux heures d'écoute significative par chacun des services de radiodiffusion sonore autorisés par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, pour la part de ses programmes composée de musique de variétés.

Par dérogation, le Conseil supérieur de l'audiovisuel peut autoriser, pour des formats spécifiques, les proportions suivantes :

- soit, pour les radios spécialisées dans la mise en valeur du patrimoine musical, 60 % de titres francophones dont un pourcentage de nouvelles productions pouvant aller jusqu'à 10 % du total, avec au minimum un titre par heure en moyenne ;

- soit, pour les radios spécialisées dans la promotion de jeunes talents, 35 % de titres francophones dont 25 % au moins du total provenant de nouveaux talents."

Source: site du CSA

La France est un pays qui met en place beaucoup de procédés au développement de sa propre  culture pour la sauvegarder.

B) Des organisations régulatrices

      1. Les organismes internationaux

Après la seconde Guerre Mondiale, les États-Unis veulent instaurer une organisation qui permettrait des échanges mondiaux facilités et plus rapides. Pour ce faire on organise deux rencontres en 1946: une au sein de l'ONU et l'autre à Genève. On débouche sur la création du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade). Cette instance permet de faire baisser les droits de douane aux pays membres ou encore d'avoir une transparence sur les politiques commerciales de ces pays et aussi la généralisation des accords pris entre deux nations à l'ensemble des pays membres du GATT. Pour concilier les intérêts contradictoires, 8 rounds (négociations multilatérales) sont organisés de 1947 à 1993. La conférence de Marrakech en avril 1994 conclue  l'Urugway round où il a été décidé de créer une organisation chargée de faire respecté les accords du GATT. C'est ainsi qu'est créé l'OMC (l'Organisation Mondiale du Commerce). Cette institution est devenue une des plus importante au monde pour réglé les différents entre les pays. Elle donne un avis plus ou moins externe à la situation. La conférence de l'OMC à Doha en 2001, a voulu œuvrer pour que le commerce mondial bénéficie au pays les plus pauvres. Mais l'OMC en tant que organisation n'a que la fonction  de réglé les différents commerciaux. La libéralisation du commerce mondial n'évolue que par la seule volonté des États. Le rôle de l'OMC  est donc plus ou moins controversé.

Il existe d'autres institutions mondialement reconnues et indispensables au commerce international. La Banque mondiale et le FMI (Fond Monétaire International) prête de l'argent à des États pour qu'il puissent continuer à échanger mondialement avec les autres nations.

      1. Les organismes régionales

Certains États, proche historiquement, culturellement ou même géographiquement, se regroupent car leurs intérêts sont plus proches, ils ont les même attentes du commerce international.   Ces unions régionales peuvent même être considérées comme des États supranationals, c'est à dire un État qui couvre plusieurs frontières. Certaines de ses unions régionales sont très importantes et renforcent vraiment l'idée d'un État supranational. C'est le cas de l'Union Européenne qui n'envoie par exemple qu'un seul représentant à l'OMC pour les 27 pays membres.

Les unions régionales ont débouchées sur une coopérations entre les États beaucoup plus poussée que les grandes institutions internationales. l'Union Européenne mais encore le Mercosur (il regroupe l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay, le Paraguay et le Vénézuela) ou même l'APEC (Asia-Pacific Economic Coorperation) qui regroupent les pays d'Extrême Orient à l'Australie tout autour du Pacifique sont des unions régionales importantes. Mais ces unions ne sont pas une solution, car les pays a priori homogènes, ont des disparités politiques souvent importantes (par exemple les USA et les pays d'Extrème Orient) qui freinent les échanges. De plus certains pays ou citoyens membres de ces organisations ne sont pas forcement en accord avec une politique de souveraineté de plusieurs États par une même instance et ces organisations ne crées pas suffisamment de projets acquis par une majorité ou que ces décisions ne sont pas prises démocratiquement ou en totale transparence. Souvent réclamée, une régularisation mondiale de ces échanges économiques semble nécessaire mais n'est pas encore mis en place et sera surement longue à l'être.